Enjeux evironnementaux – 2018 doit être verte !

AnneQuach deputee Salaberry-Suroit 24fev2017 Photo INFOSuroitDepuis déjà 6 ans, je travaille sur les enjeux environnementaux dans la circonscription afin de laisser un pays propre, où il fait bon vivre, à mes enfants. Quotidiennement, je m’efforce avec de simples gestes tels que réduire mes déchets, promouvoir l’achat local, faire du covoiturage, acheter usagé, etc. Plus encore, j’entreprends un virage vert à mon bureau.

Dans cette lignée, j’ai tenu une assemblée publique le 16 janvier (le même soir, où les libéraux reculaient d’ailleurs sur leur réglementation en lien avec les réductions de GES dans le secteur du méthane !) à Coteau-du-Lac sur la transition vers les énergies vertes à laquelle environ 40 personnes étaient présentes. Nous avions trois experts renommés : Normand Mousseau, professeur de physique à l’Université de Montréal, Lorraine Caron, dirigeante de l’entreprise Transitio et Geneviève Aude-Puskas, vulgarisatrice scientifique pour Equiterre.

Durant leurs présentations, Lorraine Caron a démontré comment les Québécois font partie des plus grands consommateurs d’énergie au monde et que cette énergie provient en grande partie des hydrocarbures dans les transports. Nous sommes collectivement des grands créateurs de GES alors que l’on a un des plus grands potentiels pour les énergies renouvelables. À cet égard, en termes de lutte aux émissions de gaz à effet de serre, en 2015, le gouvernement Trudeau s’est fait élire notamment sur ses promesses environnementales. Après deux ans en poste, force est de constater qu’en dépit des paroles, les actes ne suivent tout simplement pas. Le gouvernement libéral est censé faire de l’environnement un enjeu prioritaire. Or, dans les faits, deux rapports d’experts dont l’OCDE et le Commissaire à l’environnement du Canada ont décrété que le Canada n’avait aucun plan pour atteindre ses cibles (les mêmes que le gouvernement climatosceptique de Stephen Harper!).

Selon Équiterre, la transition est possible mais seulement avec des actions claires. Le règne de la voiture perd du terrain devant le transport en commun mais du travail reste à faire. Plus que jamais il faut se tourner vers des véhicules électriques qui sont assortis de subventions à l’achat. À cet égard, il faut saluer l’apparition des autobus électriques qui ont 150 km d’autonomie. La transition doit également passer par l’urbanisme des villes. Avec des plans clairs, il est possible de rendre plus attrayantes les villes aux vélos et aux piétons. Une vie plus verte s’accompagne aussi d’économies personnelles substantielles. Donc tout le monde en sort gagnant!

Finalement, selon Normand Mousseau, le Canada fait fausse route présentement dans sa lutte aux changements climatiques. Selon monsieur Mousseau, le plan de lutte n’est basé sur aucun plan vérifiable. Monsieur Mousseau posait la question : « Est-ce qu’une réduction des émissions des gaz à effet de serre serait bénéfique pour l’environnement? Tout ce dont on peut être sûr, c’est qu’en réduisant nos émissions, l’air contiendra moins de gaz à effet de serre. Pour que ce genre d’actions fonctionnent, on doit mettre en place des programmes rigoureux qui touchent autant l’économie, l’environnement et la société ». D’ailleurs, depuis trop longtemps, le Canada non seulement n’atteint pas ses cibles mais les repousse et ne développe pas de stratégie globale ni ne met en place des moyens pour réduire les émissions de GES. Plus encore, le Canada ne s’est jamais doté d’outils pour suivre les initiatives environnementales de chaque ministère. Il milite pour la mise en place d’un programme global (économique, environnemental, social) et ambitieux afin de faire rapidement sortir le pays de sa dépendance aux énergies fossiles. « Le gouvernement canadien s’est engagé à réduire de 30 % sous les niveaux de 2005 d’ici 2030 les émissions de gaz à effet de serre. Or, son plan ne se base sur aucune donnée scientifique. » Selon Monsieur Mousseau, il faut absolument cesser de travailler en silo sans quoi nous n’arriverons à rien. Il faut agir de manière concertée en déployant tous les moyens pour atteindre nos cibles et surtout se doter d’un système de surveillance.

Au niveau des solutions, les propositions sont nombreuses. Par exemple, nous avons besoin de système de transport en commun plus efficace et développé, des normes de construction plus écologiques (entre autres pour gérer le chauffage) et d’un plan global qui implique tous les ministères du fédéral.

En somme, je ressors de cette conférence avec certes une prise de conscience que tout est à faire mais que les moyens sont vraiment plus à porter que l’on pourrait le croire.

Si vous souhaitez vous aussi passer à l’action, je vous invite à signer la pétition sur la transition énergétique sur mon site Internet.

À bientôt !

Anne Minh-Thu Quach
Députée de Salaberry-Suroît

T : 450 371-0644
C : [email protected]

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Vous pouvez lire ou relire les billets précédents d’Anne Quach :


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