Hôpital du Suroît : la CCIBVHSL se positionne pour le maintien des services

Lors d’une conférence de presse organisée par la Chambre de commerce et d’industrie Beauharnois-Valleyfield-Haut-Saint-Laurent (CCIBVHSL) le 30 mars, l’organisation a pris position et se joint au mouvement pour le maintien des services spécialisés à l’Hôpital du Suroît, que le CISSS de la Montérégie-Ouest (CISSSMO) propose de transférer à l’hôpital à être construit à Vaudreuil-Dorion. Les entrepreneurs Michel Choinière, propriétaire du Canadian Tire Valleyfield, Karine Gosselin, présidente-directrice générale de Gosselin Courtiers d’assurances, et Jean-François Gagnon, directeur des ressources humaines à la CEZinc, ont pris parole, tout comme le maire de Salaberry-de-Valleyfield, Miguel Lemieux, et la présidente de la CCIBVHSL, Suzanne Carrier.

Suzanne Carrier, présidente de la CCIBVHSL, Jean-François Gagnon, directeur RH de CEZinc, Michel Choinière, propriétaire du Canadian Tire Valleyfield, Miguel Lemieux, maire de Salaberry-de-Valleyfield, et Karine Gosselin, présidente-directrice générale de Gosselin Courtiers d’assurances, ont pris la parole lors de la conférence de presse.

De graves conséquences économiques

La CCIBVHSL soutient que l’accès aux services de santé constitue un vecteur majeur, voire essentiel, au développement économique d’une ville et d’une région et que les entreprises qui investissent dans un milieu souhaitent prioritairement que leurs employés et leur famille puissent disposer de tous les services de santé possible.

Une lettre a donc été rédigée par la Chambre de commerce, et cosignée par près d’une centaine d’entrepreneurs de la région, demandant au gouvernement de maintenir la présence du centre mère-enfant et les 10 services menacés de transfert à l’Hôpital du Suroît. Cette missive soutient que, bien que les besoins pour un nouvel hôpital dans Vaudreuil-Soulanges sont présents :

« La Chambre de commerce et d’industrie Beauharnois-Valleyfield-Haut-Saint-Laurent considère qu’il est inacceptable d’abolir le centre mère-enfant, les services d’accouchement et de pédiatrie au centre Hospitalier du Suroît et qu’il est essentiel de protéger ou augmenter les services de proximité tant pour le Haut-Saint-Laurent que pour Beauharnois-Salaberry en matière de gynécologie et de suivis de grossesse. »

Suzanne Carrier, directrice de la CCIBVHSL, a soutenu que cette décision du CISSSMO aurait des conséquences désastreuses sur la population de plusieurs municipalités.

Un frein au développement

Les trois entrepreneurs présents à la conférence de presse tenaient un discours similaire : la région est présentement en plein essor et le transfert des services porterait un coup très dur au développement économique pour les années à venir. De son côté, Michel Choinière, Campivallensien d’adoption, n’a pas hésité à s’impliquer et à contacter des entrepreneurs de la région pour que ceux-ci se joignent au mouvement. Il a souligné avoir remis beaucoup de dons au Centre mère-enfant de l’Hôpital du Suroît à travers la Fondation Bon Départ, qui s’ajoutent au 1,8 million de dollars investis dans ce même département dans le cadre d’une campagne de la Fondation de l’Hôpital du Suroît en 2012.

De son côté, Karine Gosselin, résidente du Haut-Saint-Laurent et future maman, a déploré la décision de CISSSMO pour les femmes de sa région, qui devront en moyenne compter une heure de transport pour recevoir des soins en gynécologie et suivis de grossesse, et pour accoucher, à Vaudreuil-Dorion.

« On parle d’une heure de transport pour les personnes qui ont une voiture, précise-t-elle. Nous savons tous qu’il n’existe pas ou peu de services en transport collectif reliant le Haut-Saint-Laurent et d’autres régions. »

Elle a également mentionné les enjeux de relève en agriculture, un secteur très important dans sa région natale. « Si les services pour les familles s’éloignent, les gens ne voudront pas rester en région », soutient-elle.

Jean-François Gagnon a souligné l’importance pour une capitale régionale comme Salaberry-de-Valleyfield d’avoir un hôpital qui répond aux différents besoins actuels et futurs de sa communauté, en plus d’agir comme étant un atout majeur pour convaincre les nouvelles familles de s’y établir.

« Notre municipalité connait enfin une croissance démographique et nous devons tous contribuer à son développement. Ce n’est pas le temps de perdre ce que nous avons pris si longtemps à bâtir », a-t-il lancé.

M. Gagnon a également souligné l’apport important de CEZinc pour la Fondation de l’Hôpital du Suroît. Un montant direct de 500 000 $ a été remis à travers les années pour assurer que l’hôpital soit à la fine pointe de la technologie. Il serait donc décevant, selon lui, que toutes les sommes investies ne reviennent pas en services à la population.

Un geste de solidarité

La maire de Salaberry-de-Valleyfield, Miguel Lemieux, s’est dit flatté de l’implication de ses consoeurs au niveau des MRC du Haut-Saint-Laurent et de Beauharnois-Salaberry, les préfètes Louise Lebrun et Maude Laberge, ainsi que de la Chambre de commerce et de ses membres pour le maintien des services à Salaberry-de-Valleyfield.

« Ce mouvement démontre de façon encore plus claire que ce sont tous les secteurs qui se mobilisent, a-t-il souligné. Ce n’est pas seulement un enjeu communautaire ou syndical, ça touche toutes les sphères de notre communauté régionale. »

Miguel Lemieux, maire de Salaberry-de-Valleyfield

L’une des craintes du premier magistrat est que ces premiers services transférés ne seront que la pointe de l’iceberg. Avec la pénurie de main-d’oeuvre criante au CISSSMO, la compétition pour des professionnels sera déloyale entre un nouvel hôpital offrant tous les services et un hôpital datant des années 1980, dont on retire des services.

« Va-t-on vider un hôpital pour en remplir un autre?, a-t-il demandé. En ce moment, c’est impossible que l’on s’en sorte honorablement et sans un problème encore plus grand de rétention de main-d’oeuvre. »

Se joindre au mouvement

La Chambre de commerce et d’industrie Beauharnois-Valleyfield-Haut-Saint-Laurent demande donc au corps entrepreneurial de co-signer la lettre explicative sur les conséquences économiques de la décision du CISSSMO afin d’y donner son appui. Celle-ci peut être obtenue et signée en communiquant avec Éliane Galipeau, directrice générale de la CCIBVHSL, par courriel à [email protected].

Pour suivre les développements de cette initiative, tous les renseignements se retrouvent sur la page Facebook Sauvons le Centre Mère-Enfant à Valleyfield.

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