Concilier études et travail pour favoriser la persévérance scolaire

conciliation-etudes-travail-OPERES-C_Menard-C_Thivierge-C_Lemieux-A_Crisan-Y_Fontaine-et-F_Vincent-photo-INFOSuroit_com(Marie-Ève Rochefort) – Les Organismes partenaires en réussite éducative et sociale (OPERES) étaient réunis ce matin (19 mars) dans le foyer de Valspec pour annoncer qu’une quinzaine d’employeurs de la région ont décidé de s’impliquer dans la conciliation études-travail en adhérant au programme Mon travail : Mes études/Beauharnois-Salaberry. Celui-ci vise à sensibiliser et à responsabiliser les jeunes sur l’importance de garder un équilibre entre le travail et la réussite scolaire, d’une part, mais a aussi pour objectif d’encourager les entreprises à adopter ou à renforcer des pratiques de gestion qui soutiennent la conciliation études-travail.

L’annonce a été faite en compagnie de quelques-uns des employeurs ayant déjà adhéré au concept. On reconnaît Chantal Ménard, directrice générale du Camp Bosco, Caroline Thivierge, agente de projet au Centre local (CLD) de développement Beauharnois-Salaberry, Claude Lemieux, propriétaire d’Agences Clémex, Andreea Crisan, directrice générale chez Andy Transport, Yves Fontaine, porte-parole d’OPERES et Frédéric Vincent, propriétaire d’Alimentation B. Vincent.

Chacun son rôle à jouer

Le programme Mon travail : Mes études/Beauharnois-Salaberry s’articule autour de trois volets principaux : les parents, l’école et l’employeur. Ces intervenants sont invités à travailler de concert afin de permettre à l’étudiant de mieux se développer à tous les niveaux sans toutefois compromettre sa réussite scolaire en lui imposant une charge de travail trop grande. La conférence d’aujourd’hui avait pour objectif de démontrer que tout le monde est gagnant lorsqu’un employeur adhère au programme et respecte les critères de ce dernier.

« Le travail est un facteur de persévérance. C’est une façon pour un jeune qui vit des échecs à l’école d’aller chercher une reconnaissance, de bâtir son estime de lui tout en accumulant un certain bagage de connaissances et de compétences. Mais en même temps, ça dépend toujours du nombre d’heures qui est accordé », a commenté Caroline Thivierge.

Pour que le programme ait des effets positifs sur l’étudiant, il faut que les différents critères soient respectés. L’employeur doit s’informer régulièrement de son cheminement scolaire et de son horaire, diminuer la charge de travail en période d’examens et de remises de travaux et appliquer la formule 4-9-15, qui signifie qu’un étudiant ne devrait pas travailler plus de 4 heures par jour, 15 heures par semaine et pas plus tard que 21 h les soirs de semaine.

Des exemples à suivre

Le programme Mon travail : Mes études/Beauharnois-Salaberry profite aux étudiants, certes, mais il apporte aussi son lot d’avantages aux employeurs qui y adhèrent. Ceux-ci bénéficient d’une visibilité accrue et d’une reconnaissance publique, notamment. Ces derniers peuvent également en soutirer une importante reconnaissance personnelle du fait qu’ils favorisent la persévérance scolaire et la réussite éducative, sans oublier qu’ils permettront peut-être à la région de faire diminuer la statistique qui laisse entendre qu’un étudiant sur quatre décroche dans la MRC de Beauharnois-Salaberry.

Pour Claude Lemieux, engager des étudiants lui facilite la tâche quant à la préparation de l’horaire. Afin de les encourager à persévérer davantage dans leurs études, il a mis en place trois critères supplémentaires, tous plus alléchants les uns que les autres. En effet, un employé qui obtient son diplôme d’études secondaire, qui fréquente à temps plein une institution de niveau collégial ou qui effectue un retour aux études à plein temps verra son salaire être majoré de 2,5 %!

« J’ai décidé que ce 2,5 % était pour être additionnel à l’augmentation annuelle, ce qui représente une double augmentation annuelle, dont un 5 %. C’est sûr que les critères sont surveillés de près. En résumé, une augmentation de salaire de 2,5 % basée sur la persévérance scolaire pour assurer aux futurs employeurs une main-d’œuvre qualifiée et persévérante, je considère que c’est un investissement en tant que membre de la société », a-t-il fait savoir.

Des statistiques éloquentes

Un jeune qui décroche avant l’obtention de son diplôme d’études secondaires perdra la chance de mettre la main sur 439 000 $ au terme de sa vie active, ce qui signifie une moyenne de 10 000 $ par année.

En 2012, OPERES a réalisé un sondage auprès des élèves de la Commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands. Sur un lot de 4 000 étudiants, 1 700 ont répondu aux différentes questions. Voici les résultats :

  • 20 % travaillent 16 heures et plus par semaine;
  • 55 % croient que le travail nuit à leurs études;
  • 12 % disent ne pas travailler par manque de temps parce qu’ils sont déjà occupés à d’autres occupations qui pourraient être rémunérées.

En terminant, OPERES souhaite voir une cinquantaine d’employeurs adhérer au programme Mon travail : Mes études/Beauharnois-Salaberry au courant des prochains mois. Ceux qui veulent en savoir plus sur le sujet ou qui désirent joindre le mouvement sont invités à visiter le site Internet d’OPERES sous l’onglet Conciliation études-travail.

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