Audiences du BAPE sur les GAZ DE SCHISTE : l’UMQ, le CMM, les maires de Salaberry-de-Valleyfield et Mont St-Hilaire s’impliquent

(Josée-Maryse Sauvageau) – Le président de la Commission de l’environnement de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et maire de Salaberry-de-Valleyfield, Denis Lapointe, et le maire de Mont-Saint-Hilaire et membre du comité exécutif de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), Michel Gilbert, ont présenté aujourd’hui les principales recommandations de l’UMQ et de la CMM à l’égard du développement durable des gaz de schiste au Québec.

Ils demandent notamment au BAPE de définir un cadre de développement de la filière gazière qui permettra de respecter l’autonomie municipale en matière d’aménagement du territoire, et de protéger le patrimoine des communautés.

Pour ce faire, ils proposent la suppression de l’article 246 de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme, de soustraire les territoires d’intérêts publics de ces activités et qu’un fonds destiné aux projets municipaux ayant un impact positif sur l’environnement soit créé à même les redevances provenant de ces activités.

« Comment accepter que les entreprises disposent, en vertu de la Loi sur les mines, du pouvoir de réaliser des activités d’exploration et d’exploitation sans tenir compte d’aucune façon des planifications élaborées par les autorités locales, régionales ou métropolitaines?

Le régime de privilèges accordé aux entreprises des secteurs minier, pétrolier et gazier relève d’une autre époque. Celles-ci sont d’ailleurs les seules à échapper à toutes les règles d’urbanisme et d’aménagement. Cela doit changer. », a affirmé  le maire de Salaberry-de-Valleyfield Denis Lapointe.

Même si l’industrie du gaz de schiste contribuera éventuellement à l’économie du Québec et des régions, les municipalités seront, malgré tout, confrontées à une multitude d’impacts résultant des activités reliées à cette nouvelle filière.

Ces impacts potentiels concernent les sources d’eau potable, le traitement des eaux usées, la qualité de l’air, le bruit, les émissions de gaz à effet de serre, la contamination des sols, la sécurité publique et le revenu foncier.

Pour l’UMQ et la CMM, il est clair que les travaux de la Commission d’enquête du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement devront répondre aux questions des citoyens et des municipalités et ainsi conduire à l’élaboration d’une série de conditions visant à favoriser une cohabitation harmonieuse des activités de l’industrie avec les populations concernées, l’environnement et les autres secteurs d’activité présents sur le territoire. Or, cet objectif est indissociable du rôle et des responsabilités des municipalités.

« Les élus municipaux sont grandement préoccupés par les impacts économiques, sociaux et environnementaux découlant du développement de cette filière. La municipalité est le palier de gouvernement le mieux placé pour s’assurer que les interventions sur le territoire se fassent dans le respect des préoccupations des citoyens. Ces derniers aspirent à vivre en toute sécurité dans un environnement sain qu’ils souhaitent préserver pour leurs enfants et petits-enfants. À cet égard, une évaluation environnementale des projets devrait permettre de rassurer la population sur les impacts environnementaux, notamment ceux relatifs à l’eau », a déclaré monsieur Gilbert.

Le mémoire de l’UMQ et de la CMM est disponible sur le site Internet de l’Union des municipalités du Québec.

-À propos de l’UMQ-

Depuis sa fondation en 1919, l’UMQ représente les municipalités de toutes tailles dans toutes les régions du Québec. Elle a pour mission de promouvoir le rôle fondamental des municipalités dans le progrès social et économique de l’ensemble du territoire québécois et de soutenir ses membres dans la construction de milieux de vie démocratiques, innovants et compétitifs. Sa structure, qui regroupe ses membres en caucus d’affinité : municipalités locales, municipalités de centralité, cités régionales, grandes villes et municipalités de la Métropole, est l’expression de toute la diversité et de la solidarité municipale québécoise. Ses membres comptent près de cinq millions de citoyennes et de citoyens.

-À propos de la CMM-

Créée le 1er janvier 2001, la Communauté métropolitaine de Montréal est un organisme de planification, de coordination et de financement qui regroupe 82 municipalités, soit 3,7 millions de personnes réparties sur plus de 4 360 kilomètres carrés. La Communauté exerce des compétences dans les domaines de l’aménagement du territoire, du développement économique, du logement social, du transport en commun et de l’environnement.


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