La Conciliation Études-Travail présentée aux entrepreneurs

(JP Major) – La Chambre de commerce de la région de Salaberry-de-Valleyfield avait convié ses membres et leurs invités mardi matin à un déjeuner-conférence sur le thème de la Conciliation Études-Travail et de la persévérance scolaire.

Parmi les membres du comité du regroupement des Organismes partenaires en réussite éducative et sociale (OPERES) présent mardi matin, il y avait Louise Clément du Carrefour Jeunesse-emploi Beauharnois-Salaberry, Sylvie Villemure de la Chambre de commerce, Julie Vincent de la Commission scolaire Vallée-des-Tisserands, Sylvie Brunelle, YvesFontaine , Julie Frappier vice-présidente Comité de parents à la commission scolaire et Marc-André Messier du CLD Beauharnois-Salaberry.

Sylvie Brunelle et Yves Fontaine étaient les principaux intervenants au nom de l’OPERES. Il y a une trentaine d’organismes du monde des affaires, de l’éducation, des organisations publiques et communautaires font partie du regroupement des Organismes partenaires en réussite éducative et sociale (OPERES) . L’objectif recherché est d’appuyer la persévérance scolaire en travaillant à des projets concertés et novateurs.

On a présenté la situation en vigueur en ce moment au Québec et particulièrement dans Beauharnois-Salaberry.

La persévérance scolaire est cruciale compte tenu que d’ici 2019, il y aura 1,4 millions de postes à combler sur le marché du travail. De façon purement mathématique le bassin de travailleurs qualifiés sera insuffisant. Il n’y a pas assez de jeunes ou même de nouveaux arrivants provenant de l’immigration. Il faut donc tout faire pour mousser la persévérance scolaire auprès des jeunes.

Il faut donc que les employeurs d’aujourd’hui, les responsables du monde de l’éducation, les parents et les jeunes se préparent adéquatement en conciliant les études, le travail et la famille. Il faut éviter le décrochage scolaire, même si les statistiques font peur. 28 000 élèves du secondaire décrochent annuellement au Québec. Plusieurs décrocheurs travaillent, mais en comparaison avec un diplômé, leur rémunération est en moyenne inférieure de 15 000 $ par an.

Le focus du déjeuner conférence de mardi matin était sur la Conciliation Études-Travail. Il faut comprendre qu’un jeune au secondaire passe plus de 35 heures par semaine occupé à l’école. Si on ajoute les études, les loisirs et un petit travail de 10 à 20 heures par semaine, il ne reste plus grand temps pour le sommeil.

La directrice générale de la Commission scolaire Vallée-des-Tisserands Carole Houle était sur place ce matin. Elle a confirmé que plusieurs jeunes de secondaire IV et V travaillent de 10 à 15 heures par semaine. Avec tout le reste le rendement académique en souffre bien souvent. Même au travail, cela ne doit pas toujours être facile d’avoir à faire travailler un jeune qui a un examen le lendemain ou une présentation à faire. Mme Houle a aussi  salué l’initiative d’OPERES. « À la commission scolaire, on ne peut réussir seule ». Donc avec l’aide d’entrepreneurs, de parents et les actions d’organismes comme OPERES, la Conciliation Études-Travail et surtout l’appui à la persévérance scolaire sera plus aisé.

Guy Laperrière le directeur général du Collège de Valleyfield était aussi présent et les intervenants n’ont pas manqué de lui demander son point de vue. M. Laperrière a parlé aux nombreux gens d’affaires en précisant « Il n’y a personne qui peut se passer des étudiants dans les commerces de services, de tourisme, etc. Je vous invite de plus à dégager une complicité avec les étudiants, demandez leur agenda ».

La persévérance scolaire est donc dans l’intérêt de tous. Autant les jeunes, les employeurs, les parents et le personnel enseignants doivent être en mesure de valider à moyen et long terme les objectifs.

-Combinaison gagnante 4-9-15-

Yves Fontaine, professeur à la retraite et personne dévouée au sein du regroupement des Organismes partenaires en réussite éducative et sociale (OPERES) a présenté une solution intéressante et a demandé aux employeurs de Beauharnois-Salaberry de signer avec leurs jeunes employés encore aux études un contrat d’engagement.

Avec ce contrat l’entrepreneur s’engage à respecter la « Combinaison 4-9-15 », donc à limiter l’étudiant-travailleur à un maximum de 4 heures de travail entre le lundi et le jeudi; le quart de travail ne dépassera pas 21 h le soir et le travail se limitera à un maximum de 15 heures par semaine.

De cette façon, la réussite scolaire demeurera au cœur des préoccupations des jeunes. Les gens sur place mardi matin ont semblé apprécier et comprendre l’urgence d’agir. Il devrait y avoir quelques signatures de “Contrats d’engagement Employeur-étudiant-travailleur” au cours des prochains jours et prochaines semaines.

Le Centre local de développement (CLD) Beauharnois-Salaberry a aussi été mis à profit dans cette aventure et s’est engagé à jouer un rôle actif dans ce dossier. Pour connaître tous les partenaires et les actions de l’organisme qui chapeaute la persévérance scolaire sur le territoire de la MRC de Beauharnois-Salaberry, vous pouvez consulter le site Internet OPERES.


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3 Réponse à "La Conciliation Études-Travail présentée aux entrepreneurs"

  1. Julie Frappier dit :

    Très belle visibilité, merci…

  2. Gilles Presseault dit :

    Un bravo sincère à OPERES, à la Chambre de commerce et au CLD, au Cégep et à la Commission scolaire VDT pour avoir pris le temps de prendre le temps pour parler d’un aspect important du fléau de l’abandon scolaire, autour d’une même table. Selon moi, les sciences de l’Éducation ont fait des progrès énormes depuis 30 ans, les enseignants et les gestionnaires des établissements sont des plus compétents; des ressources majeures sont injectées annuellement dans les réseaux; les médias parlent abondamment de la valorisation de l’instruction. Or, nous demeurons avec un taux d’abandon beaucoup trop important, à tous les niveaux de l’Éducation.
    On le voit bien, la solution ne peut venir que de l’«École». C’est un fait démontré.
    Alors, il appartient à chaque parent de dire NON à son «p’tit» quand il s’éloigne trop de sa première mission : Apprendre pour plus tard; il faut que chaque citoyen qui entre au restau du coin à 10h30 et qui voit un «jeune» en train de siroter son café prenne son courage à deux mains et lui demande ce qu’il fait là et l’invite à se mettre en action à l’école; il faut que le camionneur de «la Ville», ou le chef d’entreprise qui se promènent dans leur véhicules et qui voient un «jeune» ne rien foutre au coin de la rue, «se choquent», s’arrêtent et l’invitent à se mettre aussi en mouvement.
    L’école fait son bout. C’est à chacun, personnellement, de s’indigner et de s’impliquer, même si ça fait un peu peur. Jeunes et adultes, on fait tous partie d’une même communauté.
    Gilles Presseault, (ex-gestionnaire en éducation et ex-président de la Chambre de commerce et d’industrie de Châteauguay, et toujours parent et grand-parent)

  3. Merci à INFOSuroit de couvrir les initiatives d’OPERES. Vous êtes un partenaire important pour cette cause qu’est la persévérance scolaire.

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