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Résidence Les Cotonniers : le syndicat dénonce l’employeur

manifestation-Les-Cotonniers-Valleyfield-employes-et-representants-syndicaux-photo-INFOSuroit-com(Marie-Ève Rochefort) – Dénonçant de mauvaises conditions de travail, les employés de la résidence pour aînés Les Cotonniers à Salaberry-de-Valleyfield sont en grève illimitée depuis plus de trois semaines.

Vous les avez sûrement aperçus à l’extérieur de l’établissement, brandissant pancartes et fanions à la recherche d’appuis de la population. Ils revendiquent une augmentation salariale et espèrent que leur salaire horaire atteindra 15 $.

Les employés des Cotonniers ne sont pas seuls dans cette croisade pour un salaire plus décent. Dans la Montérégie-Ouest, le CHSLD privé La Maison des aînés, dans le secteur Saint-Timothée, est aussi touché. En fait depuis le 11 mai dernier, il y avait 32 résidences pour aînés en grève au Québec. À ce jour, 16 ont conclu des ententes pour atteindre un salaire de 15 $ de l’heure.

La grève est donc permise depuis quelques semaines mais avec plusieurs contraintes en lien avec la sécurité des résidents. Le maintien des services essentiels implique que pendant la durée de la grève, 100 % des salariés doivent être au travail, mais ne travailleront que 90 % du temps prévu à leur horaire habituel et pourront exercer la grève durant le 10 % restant. La loi prévoit des services essentiels pour assurer les services alimentaires, l’entretien et la salubrité. Les employés doivent en tout temps demeurer disponibles et à proximité en cas d’urgence pour répondre au besoin des patients et résidents.

Des situations à dénoncer à la résidence Les Cotonniers

Les employés de la résidence Les Cotonniers sont sans contrat de travail depuis le 7 mai 2015. Accompagnés de représentants du Syndicat des employés et employés de service (SQEES-FTQ), ils ont dénoncé aujourd’hui (12 juillet 2016) les pratiques douteuses de l’administration.

Selon Francine Varennes, conseillère syndicale, l’employeur utiliserait des tactiques afin de diviser les préposés aux bénéficiaires et autres employés et ainsi nuire aux négociations ainsi qu’aux relations de travail.

manifestation-Les-Cotonniers-a-Valleyfield-photo-INFOSuroit-com« Le président de la résidence pour personnes âgées Jean-Luc Tobelaim m’a fait parvenir à moi ainsi qu’à la présidente du syndicat local une mise en demeure parce qu’on ne respectait pas les services essentiels, ce qui est faux. Nous avons même signé une entente avec l’employeur concernant les services à maintenir et ils sont maintenus par le personnel syndiqué. L’employeur aurait dû s’adresser au tribunal administratif du Travail. Cette tactique a été prise uniquement pour nous intimider. Si les employés ne sont pas contents des conditions, ils sont menacés d’être congédiés », a-t-elle commenté.

Les représentants syndicaux dénoncent aussi que de nouvelles travailleuses sont envoyées par la direction dans un restaurant du coin, pendant leur période ou elles devraient faire du piquetage. Cela pose un problème important en cas d’urgence ou d’incident avec un patient. Il serait difficile d’assurer la sécurité des patients dans de tels cas considérant que ces travailleuses ne sont pas à proximité. De plus, la fermeture de l’employeur devant la possibilité de négocier et son attitude sont également déplorées par les représentants syndicaux.

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Les représentants syndicaux Francine Varennes, Anne Hensen et Richard Belhumeur.

« En plus de bloquer les négociations, l’employeur manque de respect envers ses employés. Il est tout simplement odieux » dénonce le président du SQESS-FTQ, Richard Belhumeur. « La directrice de l’établissement, Marie-Laurence Cachat, a crié et poussé physiquement une employée avant de la congédier qui réclamait sa paie de vacances de 244 $ d’avance pour pouvoir déménager. La présidente syndicale s’est présentée pour appuyer la travailleuse, mais a également été suspendue », a poursuivi madame Varennes.

Même les résidents craindraient de dénoncer la situation, de peur de recevoir de moins bons services. Des sources à l’interne nous auraient d’ailleurs confirmé l’ampleur de la situation. Si des résidents se plaignent ou des membres de leur famille, il appert que la directrice leur recommande de déménager !

Impossible d’offrir 15 $ de l’heure

Rencontré par INFOSuroit.com, le propriétaire de l’endroit, Jean-Luc Tobelaim, assure qu’il ne peut offrir un salaire de 15 $ à ses employés, mais propose plutôt une augmentation de 1,5 % pour les deux prochaines années, puis de 2 % pour les trois années suivantes.

« Ce n’est pas que je ne veux pas les augmenter, c’est que je ne peux pas. Les salaires représentent presque 50 % de mon revenu. Je suis bien d’accord que c’est un métier difficile, mais j’ai une entreprise à gérer et je dois le faire avec une certaine sécurité financière. Je fais en fonction de ce que sont mes possibilités et j’en mets même plus que ce que je devrais mettre, mais je ne peux pas me permettre de donner 15 $ de l’heure en salaire. Je suis prêt à négocier sur une base d’augmenter les salaires selon l’inflation », a-t-il commenté en entrevue.

C’est un dossier à suivre… par respect pour nos aînés.

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