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Réformer notre façon de choisir notre destinée

AnneQuach a Ottawa printemps 2016 Photo courtoisie via INFOSuroit(Anne Minh-Thu Quach) – Pour la plupart d’entre nous, l’idée que notre vote doit avoir un impact direct sur qui gouverne notre pays semble aller de soi. En pratique, le Canada a hérité d’un système qui n’a jamais évolué depuis la fondation de notre pays en 1867. Ce système permet une distorsion importante entre le nombre de votes recueillis et le nombre de députés par parti politique à la Chambre des communes. En l’occurrence, le gouvernement actuel a recueilli 39,5 % du vote mais contrôle 54 % des sièges à la Chambre.

Cette distorsion était intentionnelle lors de la fondation de la Confédération, car les fondateurs désiraient favoriser un régime politique où les gouvernements possédaient souvent une majorité (50 % +1 des sièges). Cette majorité confère notamment la capacité de passer automatiquement les lois à l’agenda du gouvernement, n’ayant pas besoin de consulter ou de négocier avec les partis d’opposition.

Les temps ont changés. Aujourd’hui, les citoyens du Canada veulent que leur vote compte et que la composition des élus au Parlement du Canada reflète davantage leur volonté. Nous pourrions affirmer que les citoyens sont prêts à obliger le gouvernement à négocier plus souvent avec les partis d’opposition, si cela permet d’atteindre cet objectif. Lorsqu’on y pense, notre démocratie pourrait effectivement bénéficier de plus de dialogue.

C’est ainsi que depuis la fin du mois de juin, le gouvernement Trudeau a mis en branle un comité spécial multipartite sur la réforme du mode de scrutin. Le but est de débattre sur les modèles alternatifs qui amélioreront notre vie démocratique, mais il faut avouer que c’était bien mal parti. Au départ, le gouvernement libéral voulait reproduire la composition de la Chambre des communes au sein du comité. La situation aurait été bien ironique pour le Parti libéral du Canada de s’octroyer une majorité au comité, le tout fondé sur un système électoral biaisé que nous voulons justement changer pour le mieux ! Grâce au travail de mes collègues Peter Julian et Nathan Cullen, nous avons finalement su faire entendre raison au gouvernement qui a donné une place plus représentative du vote exprimé aux différents partis reconnus à la Chambre des communes.

En ce qui concerne notre propre circonscription, Salaberry-Suroît, j’inviterai moi-même la population à prendre part à une assemblée publique sur la réforme démocratique à la fin septembre. Nous discuterons des options comme le vote proportionnel, le vote obligatoire et le vote en ligne. Nous aborderons aussi la solution favorisée par le gouvernement actuel, soit le vote préférentiel, et ce que cela veut dire concrètement.

D’un point de vue personnel, ce qui m’interpelle le plus est ce que cela veut dire pour la jeunesse canadienne. C’est un moment potentiellement historique et personne ne bénéficie autant de la proportionnalité que les jeunes pour qui les décisions prises par le gouvernement ont le plus long impact dans le temps.

En attendant, je vous invite à signer cette pétition! Faites-vous entendre !

Anne Minh-Thu Quach
Députée fédérale de Salaberry-Suroît à la Chambre des communes et porte-parole du Nouveau Parti démocratique en matière de jeunesse
T : 450 371-0644
C : [email protected]

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Vous pouvez lire ou relire les billets précédents d’Anne Quach :

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Posté dans: Chronique Anne Quach, Nouvelles générales, Politique Marqueurs: , , , , , , , , , , , , , ,

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Une réponse à "Réformer notre façon de choisir notre destinée"

  1. Michel Lamond dit :

    Tout à fait d’accord avec vous madame. Continuez, s.v.p., votre excellent travail de député. Vous êtes un phare dans notre jungle politique.

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